Le courage d'espérer. D'après Florian, 3°A
Avis rédigé sur le livre
« Le courage d'espérer » de
Paul Chytelman.
J'ai beaucoup aimé ce livre ! Je pourrais justifier cet avis en commençant par dire que ce recueil est très bien écrit dans l'ensemble, que j'ai eu un grand plaisir à le lire, car ce livre est tout aussi instructif qu'autre chose ! Je citerais également le fait que l'on peut éprouver cet attrait que provoque la lecture d'un bon livre, qui est représenté par cette envie de continuer le livre et d'avoir envie de connaître la fin !
Mais ce qui m'a surtout impressionné et plu, c'est cette précision résidant dans le souvenir de l'auteur, constituant un certain avantage pour nous, lecteurs, car celle-ci nous fait comprendre, d'un certain point de vue, la souffrance aussi bien physique que morale que pouvaient éprouver ces hommes, qui aux yeux du III ème. Reich, ne valaient pas plus que des animaux ! Quelque part, ce livre est à lui seul un « appel », pourquoi un « appel » ? Tout simplement parce que celui-ci appelle du fin fond de nous-mêmes, notre véritable nature, étant celle d'un être humain !
Ce recueil nous apprend et nous décrit avec précision, l'inhumanité des Allemands, ne ressentant aucune pitié pour leurs victimes !
Personnellement, ce qui pouvait apparaître comme anecdotique ne doit pas le demeurer ! Je citerai par exemple les abus sexuels que l'on attribue à certains S.S., une chose qui à mon avis, ne doit pas être clamée comme l'une des violences premières infligées aux déportés !
Ce livre possède également tous les traits d'une histoire de roman ! Ce que je veux dire par là, c'est que le livre se termine bien pour le personnage, après la souffrance, la joie, après la pluie, le beau temps, d'une certaine manière, et c'est cela qui est plaisant, c'est le fait de ne pas rester dans le noir absolu tout au long de la lecture du livre : la lumière revient à la fin , ceci m'a plu, malgré le fait que l'on sait tous que les horreurs de cette guerre y compris les crimes contre l'humanité continuent toujours, même si le récit s'arrête bien avant la fin de la guerre !
Il y a une phrase de la fin du livre que j'ai trouvée et que je trouve encore aujourd'hui très bien tournée et qui en dit beaucoup : « Fallait-il rouvrir les plaies à peine cicatrisées ? » L'auteur veut certainement parler des atrocités de la Première Guerre Mondiale, qui se sont reproduites et même empirées pendant la Seconde Guerre Mondiale ! Pourquoi « empirées » ? Parce que contrairement à la Première Guerre Mondiale, la Seconde est réellement et profondément une guerre d'extermination totale !
Il y a une chose que j'ai bien comprise et retenue après avoir lu ce livre, c'est que nous n'avons pas souffert sous le joug des S.S. ou des Kapos, en tous cas si nous n'avons pas souffert à cause de la menace allemande durant cette guerre, alors nous ne pouvons pas comprendre pleinement la souffrance des hommes ! Nous ne pouvons qu'imaginer ou deviner cela ! C'est là la limite de ce que nous pouvons faire !
Une autre chose qui m'a plu, il s'agit de l'émotion, pas la mienne, mais celle de l'auteur ! Moralement, l'auteur n'était visiblement jamais sorti du camp de concentration d'Auschwitz ! Cela signifie peut-être une torture mentale passagère, mais le fait d'écrire un livre représente sûrement une délivrance pour lui et une façon d'accomplir sa mission, celle de témoigner, de transmettre le souvenir parmi ceux n'ayant pas vécu ce qu'il a vécu !
En lisant ce livre, l'on est obligé de voir que lorsque M.Chytelman a écrit ce livre, l'émotion était toujours présente et il s'agit de quelque chose se très important lorsque l'on se met à lire des récits autobiographiques ou tout simplement une partie de vie d'une personne rédigée sous forme de recueil !
Pour moi, ce fut un véritable plaisir de lire ce livre, tout en gardant une forme d'émotion, car encore une fois, je citerai la précision, car au niveau des actes horribles et violents perpétrés par les Allemands, les actions étaient très bien détaillées, donc pour moi, il faut avoir un certain courage moral pour lire ce livre !
Merci monsieur Paul Chytelman !