WebLettres

Le portail de l'enseignement des lettres

WebLettres : Dossiers et synthèses

Localisation dans les rubriques :
Les synthèses des listes collège et lycée Les synthèses de la liste Profs-L


Article : [751] - Les difficultés d’expression


lundi 23 mai 2011

Par Murielle Taieb

Il s’agissait de constituer une liste de ressources ou de méthodes pour aider efficacement des élèves de Seconde à progresser dans l’expression.
Synthèse mise en ligne par Delphine Barbirati.

Sites utiles

  CAFE.EDU ; site canadien pour aider à l’apprentissage du Français à l’écrit.

Manuels scolaires

  AMON E. et BOMATI Y., Expression Seconde Première, édition Magnard ; donne des outils très concrets à l’écrit et à l’oral, des formulations et un lexique propre à chaque objet d’étude.
  MIMOUNI I., Français classe de Seconde, édition Foucher ; propose des « nuanciers ».

Méthodes efficaces

  La remédiation en écriture
Méthode expérimentée en Lycée professionnel.
Il faut commencer l’année par le rappel de la distinction entre oral et écrit. Ces deux langues ne se confondent pas, même s’il arrive qu’elles se rencontrent et se fécondent. Ainsi, le langage familier et les marques d’oralité s’invitent dans la littérature avec L.F. Céline ou E. Zola pour prendre racine dans la littérature du XX° siècle. A l’opposé se trouvent des « oraux écrits » comme le Journal de Vingt Heures sur prompteur. On peut recenser avec les élèves ces différents états où s’associent nos deux langues, mais c’est pour mieux les distinguer. Le langage SMS fait également question : s’agit-il d’un oral écrit ? d’un écrit oralisé ? ou une troisième langue ? Dès lors que les distinctions sont clairement établies, on est en droit d’accepter ou de refuser tel ou tel degré de familiarité. Ainsi, dans un travail d’écriture très spontanées, on peut intégrer le langage quotidien, y compris les gros mots, et être plus exigeant sur d’autres devoirs.

  La ponctuation
Il faut la maîtriser pour baliser les phrases et c’est une fausse idée reçue que de dire que la ponctuation imite l’élocution. La ponctuation appartient exclusivement à la langue écrite. Il n’y a ni pause « courte » ni pause « longue » ; cette fausse représentation ne peut entraîner qu’une confusion entre écrit et oral.

  La phrase
Lorsque les bases de ponctuation sont acquises, et notamment la distinction entre ponctuation interne et externe, on peut écrire en veillant à faire des phrases de trente mots maximum. Aucune exception à cette règle. La maîtrise de la phrase (saturation, longueur, rythme, clausule, ...) est au fondement de tout acte d’écriture. Les procédés rhétoriques, les niveaux de langue et le vocabulaire sont contrôlés par ailleurs.

  La mémorisation de textes
Il faut faire apprendre des textes par cÅ“ur, comme une récitation, mais faire apprendre des textes de prose, afin que les élèves mémorisent des constructions correctes syntaxiquement. Il faut pratiquer cet exercice tout au long de l’année, avec une restitution écrite ou orale du texte mémorisé. Le choix des textes est important : la prose permet un travail sur la syntaxe et la poésie, un enrichissement du vocabulaire.

  Les exercices de correction
Proposer aux élèves de corriger un autre travail, une autre copie que la leur ; on peut également leur proposer de corriger les fautes syntaxiques de certaines chansons comme celle de K. Maro. L’inconvénient est que si ce travail de correction est bien réussi dans l’immédiat, à long terme, il ne semble pas que cela porte ses fruits.

  L’écriture d’invention
Ecrire une saynète et la jouer peut être un exercice écrit/oral très efficace.
Proposer aux élèves en difficulté d’expression d’écrire chaque semaine un texte libre d’une demi-page (un exercice rédigé dans une discipline par exemple). La correction ne porte que sur l’expression, pas sur la structure du texte. Il est important de souligner la nécessité de la régularité. Le temps consacré à cet exercice doit être comptabilisé par les élèves. Le but est d’arriver à écrire de mieux en mieux, de plus en plus vite. On peut valoriser ce travail supplémentaire par une note d’investissement, faiblement coefficientée.

  Le recours au bilan orthophonique
Certains élèves ont eu un suivi dans les années antérieures et il peut être souhaitable de refaire un bilan. Les séances ont parfois été arrêtées en raison de leur aspect contraignant, de la lassitude engendrée par l’absence de résultats immédiats ou par l’inefficacité de certains praticiens.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur
Profs-L (liste de discussion des
professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale
postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la
personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information
seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la
législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à
des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.

© WebLettres
Pour tout renseignement : Contact
</CENTER >

- Dernières publications de Murielle Taieb :

[1 116] - La couleur jaune

[1 103] - Liste ou inventaire

[453] - Romans sur l’adolescence

[1086] - Romans sur l’adolescence

[1081] - L’image de la belle-mère



- Les derniers articles dans la même rubrique :

[1 136] - Renouveau / Renaissance

[1 135] - Jeunesse et révolte

[1 134] - La violence contre le pouvoir



Si vous souhaitez publier une synthèse,
merci de contacter directement Corinne Durand Degranges.
Si vous souhaitez proposer un article, utilisez cette page : https://www.weblettres.net/index3.php?page=contact.


Contact - Qui sommes-nous ? - Album de presse - Adhérer à l'association - S'abonner au bulletin - Politique de confidentialité

© WebLettres 2002-2018 
Positive SSL